3.11.06

L'enfance de l'art.

Pour dire les choses franchement, si ce que nous avons fait alors, Franck et moi, nous regarde et ne regarde que nous, je ne vois rien de sorcier dans notre réaction. Sans doute, écrire ces lignes près de dix ans après les faits m'incline à relativiser leur portée ; pour autant, ceux-ci n'ont pas valeur d'exemple, et je ne fais la morale à personne. De toute façon, s'il y a bien une leçon à retenir de cette histoire, c'est qu'en définitive, je n'ai pas été fichue d'en retirer une seule pour mon propre compte.

On s'est fait aider, oui. Bien sûr. Dès qu'on a compris que le refus de Louloute de répondre à nos coups de fil n'était pas la conséquence d'une saute d'humeur passagère ou de pannes d'oreiller répétées, on s'est adressé à qui de droit. Ce fut ma première rencontre avec un psy, et je dois avouer qu'à l'inverse des suivantes j'en conserve plutôt un bon souvenir – d'ailleurs, s'il n'y avait pas eu ce stupide problème d'âge, je l'aurais sûrement appelé quand l'occasion s'est présentée de consulter pour moi-même. Mais tout compétent qu'il était, le docteur S. n'était que psychologue pour enfants…

Les propos qu'il a tenus n'appartiennent qu'à nous ; mais j'ai tout de suite apprécié la façon dont il nous a déculpabilisés. Quelle que soit la responsabilité que nous portions dans ce qui rongeait ma fille, n'était-elle pas moins importante que celle que nous avions endossée en venant le voir ? D'une voix plus douce que le cuir de son fauteuil, et s'adressant à moi comme s'il me connaissait depuis toujours, il m'a très gentiment fait remarquer que Louloute avait atteint cet âge où l'on envoie sans sourciller ses parents au diable. Les chiens ne faisant pas des chats, étais-je la mieux placée pour le lui reprocher ou même, m'en inquiéter ?

Plus loin, il a poussé un peu durement certaines questions – mais je l'ai laissé faire, je le voyais venir, ou plutôt, je le voyais dessiner là, sous mes yeux, un portrait de Louloute comme que je n'avais encore jamais vue ma fille, une expérience réellement fascinante. Quoi qu'il en soit, je n'avais rien à cacher : pour moi, la mort de mes parents avait résonné comme une déflagration dans un ciel d'azur, à tel point que, plus de deux ans après l'accident, si j'avais quitté le stade de l'hébétude, ce n'était que pour rejoindre celui de la dénégation. Pouvais-je imaginer, dès lors, le traumatisme que représentait leur disparition pour une jeune fille de dix ans ayant entretenu une relation quasi-fusionnelle avec eux ?

Quant à entourer notre fille de notre affection, n'avions-nous pas un peu sous-traité la chose, ces derniers temps ? Je ne reviens pas là-dessus, mais Louloute avait vécu avec Christine un vrai conte de fées. Qu'il pleuve, vente ou neige, ma sœur ne sortait guère sans l'emmener avec elle, et n'appelait pas la maison, quand elle fuguait à Londres ou Amsterdam, sans lui parler. Pendant deux ans, les devoirs avaient pris l'allure de mémorables parties de chatouilles, toutes deux enfermées dans sa chambre. Maintenant que Louloute était dans cette classe dont mon père avait si longtemps été le maître, et que ses devoirs n'étaient peut-être pas aussi bien dirigés qu'auparavant, n'y-avait-il pas là aussi matière à se miner ?

Bref, c'était la catastrophe, et ça nous tombait dessus comme une cheminée emportée par le vent ; je me voyais déjà clouée au banc de l'infâmie, et sur le coup je vous jure que je ne faisais pas la fière, incapable de réaliser combien Franck et moi étions touchés aussi. Paradoxalement, pour le docteur S., cette situation n'avait rien de grave, ou d'anormal : en refusant de prendre nos appels, Louloute, dont il notait la personnalité équilibrée et le caractère affirmé (un cadeau de son père, je ne vois que ça) manifestait simplement son envie qu'on s'intéresse un peu plus à elle. D'ailleurs, face à tous les événements ayant frappé notre cercle, fallait-il vraiment faire une affaire de ces téléphones sonnant dans le vide ?

Il avait raison, évidemment, et il avait raison encore de souligner qu'il ne fallait pas toutefois négliger ce symptôme. Avec quelques années d'avance sur l'horaire, Louloute nous faisait sa première crise d'adolescence, et si l'on pouvait s'ébaubir de la précocité de la jeunesse, on ne pouvait pas non plus laisser les choses en l'état.

Encore une fois, ce qu'on a fait ne regarde que nous, et on aurait tort de prendre pour de la prétention ce qui n'est que du bon sens, à mon avis (mais c'est peut-être prétentieux de dire ça). On bossait comme des malades, jonglant le soir d'une réunion syndicale (lui) à des cours d'accordéon (moi) ? J'ai laissé tomber mon instrument et j'ai pris mon mercredi. Le week-end, on n'était jamais chez nous, préférant les ballades à moto (Franck) et les pots avec les copines (Anitta) ? Il a vendu son engin et on a décidé d'acheter la maison. Le soir, on s'affalait devant la télé, s'informant auprès des médias capitalistes (F) ou guettant la rediffusion du Docteur Jivago (A) ? J'ai appris à ma fille comment jouer à l'Uno.

C'est d'à peu près cette période, oui à peu près, que date un mode de relations entre ma fille et moi qui, je le sais, peut surprendre ou choquer. Chaque fois qu'on est ensemble, on se comporte comme chien et chat, on cherche à se griffer, enfin, surtout moi d'ailleurs, mais attention : sans se faire mal, jamais. Une forme d'humour un peu particulière, pas toujours drôle parfois (Franck, pour sa part, se tient au milieu et tente de profiter de nous deux, mais ça ne lui réussit pas toujours).

C'est que, finalement, moi, je suis comme mon père ou ma mère : je ne sais pas dire "je t'aime" à mes enfants. Alors, ma Louloute, je la cherche, je l'aguiche, je la branche, je la moque, je l'interpelle, je la hèle, et je vais trop loin parfois, et ça la fatigue, et ça la gonfle, et ça la nifle, et ça la gave, et elle me dit souvent qu'on ne peut jamais avoir de discussion sérieuse avec moi, et je le sais bien ; oui, mais voilà, ces plaisanteries même pas drôles, c'est ma façon à moi de lui dire "Je t'aime, Louloute"…

Et puis, pourquoi le dissimuler, au fil du temps, ces rapports sont devenus comme une protection, mieux : un masque. Sans trahir rien, il y a entre elle et moi comme un vieux fond de gêne : intimité mise à part, nous nous sommes vues toutes les deux dans des situations dans lesquelles nous n'aurions pas dû être vues. Ce sont des choses qui ne s'oublient pas, pour une mère et sa fille. Ni d'un côté, ni de l'autre, je présume.

Nonobstant, c'étaient bientôt les vacances, et ça tombait pile-poil : pour une fois, on avait mis des sous de côté. Amsterdam, nous voilà ! London, here we go ! Paris, on arrive ! A nous Lille ! Ah, on allait se gâter, tous les trois ! Même l'Europe ne paraissait pas assez grande pour nos envies. Mais bon, là-dessus, notre copain Thierry s'est cassé le genou, comme un imbécile, et on a d'abord été obligé d'aller le chercher du côté de la Bourgogne – et finalement, le coin nous a tellement plu qu'on est resté là-bas. Vous pensez si je m'en souviens : ce sont les dernières vacances qu'on a passé ensemble, Louloute et Franck et moi.




(illustrations Rob Reger)

28 PETIT(S) COMPRIMÉ(S):

Anonymous samantdi a écrit...

Louloute vient prendre sa place dans la galerie des portraits de femmes de la famille. Je me doutais un peu qu'elle allait se révéler ... je ne sais pas... une sorte d'idée, comme ça. Ça aurait pu lui venir de sa mère, de ses tantes, de sa grand-mère.

Je t'embrasse Anitta.

3/11/06 10:52 PM  
Blogger Telle a écrit...

Anitta, j'ai la gorge nouée. Cette façon de décrire vos rapports de chien et de chat... je ne la connais que trop bien. Sans jamais griffer, le crois-tu ? Je le croyais mais j'ai dû me rendre à l'évidence que certaines personnes n'étaient pas assez solides pour recevoir ces ronces d'affection. Ca ne semble pas être le cas de Louloute qui, comme l'a dit Samantdi, rejoint le clan des grandes, se déployant sous nos yeux comme une nouvelle petite femme avec laquelle la famille doit composer.
Je t'embrasse.

3/11/06 11:02 PM  
Anonymous Patrick a écrit...

Bisous

4/11/06 12:23 AM  
Anonymous jujuly a écrit...

Sûr qu'on le reverra, le bébé !
Avec ses forces et ses faiblesses, ses fissures et ses soudures, mais toujours avec un petit peu l'impression qu'on fait partie de la famille évoquée par Samantdi, comme des cousins issus d'issus d'issus de germains, par la magie de ta narration.

4/11/06 8:43 AM  
Blogger Asterie a écrit...

J’ai le même types de rapports avec mon fils, on ne sais pas dire je t’aime autrement qu’en se cherchant et donc en se trouvant ;)
Ce qui m'a le plus amusé (touché)dans l'histoire de Louloute c'est quand tu as raconté comment les parents devenus grands parents sont devenus un peu gaga. Au fait toujours ‘gothique’ la demoiselle ?

4/11/06 10:01 AM  
Blogger Del4yo a écrit...

J'espere que tout va bien maintenant...C'est dur de dire je t'aime pour certaines personnes, si dur helas.


Face a une famille muette, je me suis amusee le jour de mes 30 ans...A chaque membre de ma famille qui m'appelait, j'ai dit " ca me fait plaisir que tu m'appelles, je t'aime tu sais?"
Huhu ca a ete dur de repondre pour tous, mais ca fait du bien!!

4/11/06 10:09 AM  
Blogger brigetoun a écrit...

ah les rapports mère fille, ne m'en suis pas remise. A quand la suite ?

4/11/06 12:58 PM  
Anonymous marie-aude a écrit...

De toute façon, c'est toujours difficile de trouver la bonne attitude avec ses enfants, même lorsque tout va bien. Parce que petits déjà ils sont des personnes à part entière et pas de simples prolongements de nous mêmes.
C'est bien d'avoir su percevoir les signaux d'alerte, de vous être fait aider, et d'avoir réussi à changer votre relation à votre fille. C'est une belle preuve d'amour. Tous les parents n'en sont pas capables, hélas !

4/11/06 3:30 PM  
Blogger Gaëlle a écrit...

"C'est que, finalement, moi, je suis comme mon père ou ma mère : je ne sais pas dire "je t'aime" à mes enfants. Alors, ma Louloute, je la cherche, je l'aguiche, je la branche, je la moque, je l'interpelle, je la hèle, et je vais trop loin parfois, et ça la fatigue, et ça la gonfle, et ça la nifle, et ça la gave, et elle me dit souvent qu'on ne peut jamais avoir de discussion sérieuse avec moi, et je le sais bien ; oui, mais voilà, ces plaisanteries même pas drôles, c'est ma façon à moi de lui dire "Je t'aime, Louloute"…"
....
On dirait moi, avec ma Louloute ! (rire)
Ce qui veut dire que je suis comme tes parents...et comme toi.... bon, écoute, comme je ne supporte pas le cucuterie de ces films américains où parents et enfants passent leur temps à se jurer qu'ils s'aiment avec des voix sucrées, je dirai : tant mieux.
SInon, de qui tient-elle son caractère affirmé, cette Louloute, oui, tiens ?...
Je me demande...
Si elle n'aurait pas justement volé ça...
De sa... mère.

Pour finir, Anitta, tu n'as pas fini de nous plomber toutes les fins de tes billets ????

4/11/06 4:37 PM  
Blogger bricol-girl a écrit...

pas besoin de se le dire (tiens je n'arrive même pas à l'écrire) l'essentiel est de se le prouver.
ha les filles!!! eles verront quand ce que ça fait le moment venu de l'adolescence.

4/11/06 5:02 PM  
Blogger Imparfait présent a écrit...

Faut pas trop hésiter quand même à le dire "je t'aime" parce que le temps lui il n'attends pas...

4/11/06 9:57 PM  
Blogger Vroumette a écrit...

J'ai longtemps entendu dire qu'une jeune fille devenait une femme épanouie en affrontant sa mère.

Je pense être aujourd'hui devenue une femme épanouie, mais malheureusement au détriment de mes relations avec ma mère. Et avant moi elle avec la sienne et encore avant ma grand-mère avec sa mère. Je dois t'avouer être heureuse de n'avoir que des garçons, car même si je tremble un peu à l'idée d'affronter l'adolescence des zozos, je me sens plus sereine que s'il c'était s'agit d'une fille.

Je te souhaite tout plein de courage pour des retrouvailles avec ta louloute.

5/11/06 12:06 AM  
Anonymous Bra a écrit...

L'essentiel ne se voit pas toujours, ne se dit pas toujours... Mais de temps en temps, ça peut faire du bien de l'exprimer, de le montrer...

5/11/06 8:33 AM  
Anonymous Cath (& Vince) a écrit...

Voilà qui me parle intimement... Une autre vie, une histoire similaire... Mais en double, puisque jai deux filles !
Il est des mots absents (question de génération ?) qui se traduisent par des maux bien présents. Et notre psy a rendu la mère coupable... Les cicatrices seront longues à guérir...
Merci pour tes mots.

5/11/06 12:20 PM  
Anonymous Maky a écrit...

Je ne suis pas convaincu que dire à quelqu'un qu'on l'aime...avec trop d'insistance soit révélateur de profonds sentiments. C'est avant tout une question d'éducation, voire de régionalisation.
Je pense qu'aux actes et réactions, la preuve est vite amenée...ou pas !
Les enfants peuvent se révolter, c'est dans la nature des choses, mais, et les parents ?
Sont-ils clairs ?
Les mères ne deviennent-elles pas jalouses ? (Inconsciemment)
Le Psy ? Je ne veux pas connaître ces "faiseurs" de bonheur.
Mais s'il le faut...qui en a besoin ?
Je ne suis pas la mère !!! Ca n'est pas pour autant que je suis à l'aise, et je reste persuadé que j'ai raté l'essentiel.
Amitiés

5/11/06 5:38 PM  
Blogger tirui a écrit...

je vois que tu as repris la principe d'accroche des séries américaines, dont chaque épisode se termine en laissant le spectateur dans l'attente inquiète du suivant ;-)

il y a des gens, comme ma BM avec mes enfants pour ne pas la citer, qui galvaudent le mot amour et les "je t'aime", au point qu'ils en dégoutent presque les autres de les employer. Alors que chez ces gens-là, comme dirait Brel, ce n'est pas de l'amour, juste de l'amour propre conjugué avec un égoisme possessif et manipulateur : je te dis "je t'aime" toutes les 5 minutes pour t'attacher. Je me méfie des gens qui disent "je t'aime". ("il n'a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour", et louloute a eu certainement des tas de preuves d'amour)

5/11/06 6:33 PM  
Blogger Maurice a écrit...

Ce n'est pas toujours facile de dire à quelqu'un qu'on l'aime, même à un de ses enfants. Cela dit ils ont besoin de se l'entendre dire parfois même si les gestes quotidiens le prouvent. Comme le dit Imparfait Présent, un accident est vite arrivé... et après c'est trop tard, il n'y a pas toujours de séance de rattrapage. Et puis il y a quand même autre chose que les séries américaines, non ?

5/11/06 11:29 PM  
Blogger FD a écrit...

Emue aussi, touchée... on n'est jamais sûrs de bien faire ,de faire juste...nos enfants ne sont pas nous, les élever ce n'est pas forcément les connaitre suffisamment pour avoir les mots justes au moment opportun... Des preuves d'amour, donc, des petites un peu partout à semer. Et avec du recul, avec l'âge adulte et peut être la maternité, il y a à espérer que Louloute saura, comprendra.

6/11/06 9:01 AM  
Anonymous Anne a écrit...

"un cadeau de son père, je ne vois que ça". Ah oui tu as raison, il n'y a que ça de possible !!

:-D

Je crains qu'il n'y ait pas de façon limpide de se dire je t'aime entre parents et enfants. Je veux dire, même sans rien à se cacher ou qu'on aurait préféré que l'autre ne voit pas, il y a toujours un moment où ils nous reprochent de le leur dire trop, ou pas assez, ou pas bien, non ?

6/11/06 10:19 AM  
Anonymous luna pat a écrit...

J'arrive un peu tard, mais bon je peux encore le dire : je t'embrasse Anitta
;-)
(c'est dur de dire "je t'aime" c'est vrai)

6/11/06 3:17 PM  
Anonymous Cristophe a écrit...

Je t'ai déjà complimenté sur tes écrits, je ne vais pas me répéter. d:-)
Ce que j'aime aussi, ce sont tes choix d'illustrations.

6/11/06 4:21 PM  
Anonymous Blog-trotter a écrit...

Je vous aime Anitta, pour plein de belles raisons (simplement en vous lisant) et je ne crois pas être le seul dans ce cas. Pendant que j'y suis, je dois signaler à votre affectueux lectorat que mes parents ne m'ont jamais dit "Je t'aime". Tenez, puisque j'en suis aux confidences, un jour que j'embrassais mon fils avec bonheur en lui disant "je t'aime" (il avait dix ou onze printemps) ma mère - qui était comme figée dans notre dos - s'est mise à murmurer à mon encontre : " Ce que tu peux être bisous... !!!!!"
Sur l'échelle de Richter du dégoût, je crois qu'elle devait flirter avec le chiffre neuf. C'est vous dire combien, chez ces gens là...on cultivait l'échec affectif avec plus qu'un zeste de non-dit. Un soir, enfant, je me suis juré de ne jamais ranger ces deux mots, si difficile à prononcer, dans une armoire baignant dans l'odeur persistante de l'anti-mites. Votre texte là, je l'ai lu vingt fois je crois. Et ce n'est qu'un début. je continue le combat avec chaque mot si délicieusement pesés. Oui, je l'explore votre histoire, surtout ses blancs et ses silences comme un archéologue qui ne veut pas perdre le Nord. Au total, cela finit par peser lourd sur nos petits coeurs malmenés par le temps. ; )

6/11/06 5:35 PM  
Anonymous Maky a écrit...

Merci à cet écrit laissé chez moi, par toi : "Mille pensées... et mille bisous"
A la maison en ce moment, on touche les deux extrèmes de la vie...
Il devient difficile de savoir quand il faut pleurer et rire...
Non, je ne veux pas être sérieux, alors je vais regarder EUGENIE, c'est bien elle l'essentiel et ses frères.
Merci.
Amitiés

6/11/06 11:20 PM  
Anonymous Fauvette a écrit...

Sorry, j'arrive tardivement. Et en même temps, la lecture des com. est vraiment enrichissante.
Ce billet m'a émue, Anitta, c'est vrai que nous voulons tous et toutes "bien faire", et que parfois le sable nous file entre les doigts, notre impuissance nous désole.
Ayant aussi une Louloutte, je peux comprendre ces rapports mère/fille, dont tu parles si bien.
Je t'embrasse.

7/11/06 5:23 PM  
Anonymous LaVitaNuda a écrit...

Beaucoup de commentaires auxquels j'ai bien peu à ajouter qui n'ait été dit. Sinon qu'il y a tant de façons de montrer à ses enfants qu'on les aime... y compris parfois jusqu'à les laisser apprendre par eux-mêmes de leurs périodes en délicatesse avec l'existence.
Il faut souvent réussir à mettre son mouchoir sur nos propres craintes, et être pour eux des compagnons dont ils sont certains de la confiance et du soutien, même s'ils ne la sollicite pas.
Qu'il sache qu'elle est là sans s'imposer à eux.
Enfin, il me semble...

10/11/06 4:53 PM  
Blogger May a écrit...

Wahou, ça fait bizarre de lire ça... Je veux dire que j'ai vécu ça avec ma mère il n'y a pas si longtemps (comment ? Quoi ? dix ans ? ah... déjà!)
et je vivrais très certainement quelquechose de costaud à l'adolescence de ma Louloute (Zouzou ou loutre, dépend des jours).
Alors bien sûr, c'est drôle de voir comme tu écris tout cela, drôle et un peu effrayant aussi.
En tout cas, tu as vraiment une plume d'enfer. félicitations ! ;-)

10/11/06 8:18 PM  
Blogger Ally a écrit...

J'suis en retard moi :-)
Louloute ressemble un peu a Emily The Strange ?

Des bisous.

16/11/06 10:50 PM  
Anonymous objectif-plume a écrit...

c'est amusant un blog où les commentaires sont également très intéressant!

6/12/06 7:26 PM  

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