12.7.06

Une autre brique dans le mur.

Et pour finir, la dernière chose dont je voulais vous parler c'est la façon qu'avait mon père de faire la classe ; parce que oui, bien sûr, non contente d'être sa fille j'ai aussi été son élève. Et si vous me demandez le souvenir que j'en conserve aujourd'hui, hors le fatras émotionnel qui inonde ces lignes, une mémoire peut-être un brin défaillante et la tentation somme toute assez normale de repeindre en rose l'année de mes dix ans…, c'est celui d'un véritable enfer.

Je vous mets de côté l'aspect purement disciplinaire, bien sûr. Son sens de la rigueur s'exerçait déjà pleinement à la maison, je n'étais pas vraiment dépaysée. N'empêche : à l'école primaire Joe Seeten d'Armville, je peux vous dire que ça ne rigolait pas tous les jours, chez les cours moyen deuxième année ; et les oreilles m'en cuisent assez de le savoir.

Je ne vous dirai rien, donc, de ces enfants entrant dans la classe en rang par deux, comme des appelés du contingent, et gagnant leur place en silence ; ou de cette voix si forte que vous deviez prendre quand il vous interrogeait qu'on avait l'impression que vous vous adressiez à la ville entière. A la fin des dictées – il faisait beaucoup de dictées, à ce qu'il m'en souvient –, vous apportiez votre cahier sur l'estrade, et tandis qu'il corrigeait vos accords des participes, deviez surveiller pour lui la classe occupée à un autre exercice. Mais passons, voulez-vous ? C'était ce genre de règles de vie peut-être trop strictes, ou trop droites, qu'il est inutile de regretter. Car même si personne n'en est jamais mort, c'était une autre époque, voilà tout.

Croyez-le ou pas, à cet âge-là j'étais plutôt bonne élève (je vous dis ça sans aucune condescendance, notez bien), seulement voyez-vous j'étais sa fille, et si je comptais qu'il me félicite pour mes zéro faute ou mon sens des conjugaisons, je pouvais toujours essayer d'attraper la queue du Mickey sur les manèges, tiens. Pour lui, il paraissait tout à fait normal que j'en sois là, et surtout que je n'en retire aucun mérite. Sans la moindre complicité dans le regard, il inscrivait le résultat dans un coin de mon cahier et me le tendait sans un mot ; et c'est une fois à ma place que je découvrais la note, correcte en général (mais je ne veux pas vous remuer le couteau dans la plaie) qu'il m'avait mise. Par contre, le croyez-vous ? Si j'avais le malheur, par étourderie ou ignorance, de me tromper sur une date de l'Histoire de France ou un problème de calcul, je me prenais devant tout le monde une volée de cloches sur le paletot pire que quand l'Amiral Frisius a quitté Dunkerque…

Bon, c'était pas drôle, mais il y avait pire, à mon goût. Quand, l'œil pétillant de malice, il posait à sa classe une question difficile, sur l'actualité politique du moment par exemple, j'avais beau lever la main et l'agiter sous ses yeux, il paraissait ne jamais la voir, et c'était souvent, très souvent même, un garçon, jamais deux fois le même mais toujours un garçon, qu'il interrogeait.

Ah, il était féru de classements, aussi. Il en dressait sur tout, tout le temps : chaque matière ou presque avait son tableau d'honneur. Or, j'avais beau faire (prendre mes livres et, assise juste derrière lui, réviser dans la voiture qui filait le dimanche jusqu'aux terres picardes de Mamie Janine, consulter l'Encyclopédia Universalis pour un oui ou un non, ou même, en digne fille de son père, agiter ostensiblement le dernier numéro de Révolution devant la triste mine de Roger Gicquel parlant de mouvements sociaux à la télé), il semblait que mon sort, cette année-là, soit de tutoyer le podium – mais jamais de gagner une médaille.

Comprenez-moi bien, surtout. Je me fiche comme de ma première jupe plissée de l'aspect élitaire qu'on donne parfois à la course au savoir ; depuis toujours, la compétition dans ce genre de domaine m'abhorre, et obtenir un parchemin doré a toujours été vraiment le benjamin de mes tracas. Jamais au grand jamais je n'ai cherché à effrayer la chronique avec une liste de titres longue comme un bras du Gange. Sauf cette année-là, où j'aurais bien aimé décrocher la timbale, oui. Cette année-là. Aimé.

A la maison il ne me disait rien, ne me prodiguait aucun conseil. Tant d'années plus tard, je peine à vous donner un exemple précis, mais toujours est-il que si je séchais sur un devoir j'avais plus vite fait de demander à ma mère qu'à lui ; même les autres instituteurs de l'école m'auraient davantage renseignée j'en suis sûre. Il n'y avait guère que Mamie Berthe, certains dimanches, pour deviner sous ses silences entendus le parcours qui était le mien, et lui reprocher de sa gouaille son manque de reconnaissance à mon endroit. Même s'il me gênait qu'elle parle ainsi pour moi, je savais qu'elle avait raison. Est-ce un hasard, aussi, si lors des visites qu'il organisait en ville pour sa classe il se tenait toujours à l'autre bout du groupe dans lequel j'étais ?

Heureusement, comme il était aussi le directeur de l'école, il était déchargé de sa classe une journée par semaine : c'est là qu'entrait en scène Mlle Dekyndt, sa remplaçante. D'elle, je retiens l'énorme paire de lunettes qui lui mangeait la moitié du visage ; hormis ça, elle était grande, très grande, et d'une douceur presque étonnante pour quelqu'un de si grand. C'est avec elle que je retrouvais goût à lever la main – avec elle que je me laissais aller à ces bêtises sans importance qu'une gamine de dix ans peut commettre à l'école : rire, parler à voix haute, chahuter avec ses copines. Avec elle que je me lâchais, comme dirait ma fille. Avec elle aussi que je pouvais me tromper – bref, avec elle, j'avais le droit d'être moi.

J'en ai longtemps voulu à mon père, de cette année-là. En quelque sorte, c'est au cours de ces longs mois qu'est née et s'est creusée une fracture qui n'allait que s'amplifier au fil des années. Quand j'y repense, c'est plutôt dingue : l'année où j'ai été physiquement la plus proche de lui, l'année où j'ai peut-être passé plus de temps avec lui que sa propre femme, a été aussi celle où il m'a sans doute le moins adressé la parole. Un comble, non ?

De vous à moi, je crois que son incapacité à dire "Je t'aime" et à le montrer (à sa femme, ses filles, ses amis aussi peut-être) a pris le pas sur la peur qu'il avait de m'avantager de quelque façon que ce soit par rapport aux autres enfants. Que son aptitude au jugement, à l'évaluation, au goût du travail cent fois remis sur le métier, a laissé la place à cette froide indifférence qui a régi nos liens à cette période.

Je n'ai jamais reparlé avec lui de cette année-là – même après, une fois Béa partie, quand nos rapports se sont pacifiés, disons. Faut croire que ce n'était pas si grave, finalement. Louloute et Franck étaient là désormais, et tant d'eau avait coulé sous le pont des 4-Ecluses… Il y avait d'autres sujets de conversation. Par lâcheté ou par insouciance – allez savoir – je préférais lui expliquer que Bob Marley était le seul responsable de ma première fugue…



Le soir, les lumières de nos chambres éteintes, on se retrouvait ma sœur et moi à chuchoter dans le couloir de l'étage. Béa m'assaillait littéralement de questions. Je comprenais son appréhension : elle qui ne brillait guère par ses résultats scolaires devait passer dans sa classe l'année suivante. « Comment il est ? » me demandait-elle. « Et quand tu lui parles, alors… Tu dis "Monsieur" ou "Papa" ? ».

Ni l'un ni l'autre, Béa, je lui répondais. Ni l'un ni l'autre. Je lève la main, et il ne la voit pas…




(tableaux Pablo Picasso)

26 PETIT(S) COMPRIMÉ(S):

Blogger Dam a écrit...

bravo pour ce texte touchant , extrémement bien écrit...il y est sans doute pour quelquechose ....;-) les bras du Gange m'ont fait penser à qqch... ! à bientôt

12/7/06 8:14 AM  
Blogger Telle a écrit...

Oh Anitta, ce texte-là, nous l'avons longtemps attendu et nous voilà bien récompensés.

Ma mère aussi était institutrice et j'ai aussi passé un an dans sa classe alors ce que tu évoques, je connais... Je crois que de la part de ma mère, c'était la crainte de me privilégier (ou d'en donner les signes)par rapport aux autres qui expliquait une certaine distance. Même si j'étais la première, j'avais toujours moins de compliments que le deuxième...

J'ai beaucoup aimé en reparler avec ma mère ces dernières années,; elle a pu exprimer ses craintes et la façon de faire qu'elle avait choisie pour les contenir.

Merci de ton texte qui remue plein de souvenirs chez moi.

12/7/06 10:17 AM  
Blogger Vroumette a écrit...

Sans avoir eu de parents instituteurs, durant près de 20 ans, j'ai guetté un "je suis fier de toi" de la part de mon père au lieu de "tu as eu 19, tu as donc fait une faute, laquelle ?".

Après j'ai abandonné, j'ai fourni le travail minimum pour faire ce que l'on attendait de moi et surtout j'ai fait la fête !

12/7/06 11:33 AM  
Anonymous Dersou Uzala a écrit...

De père en fille: Les tensions centrifuges de la chair de sa chair...

; ) de vous lire à nouveau.

12/7/06 2:37 PM  
Anonymous Cristophe a écrit...

Merci pour ce plaisir de lecture.

12/7/06 4:38 PM  
Anonymous Fauvette a écrit...

Est-ce que les autres écoliers te soutenaient un petit peu, ou te faisaient sentir que tu étais la fille de l'instit ?

Je trouve terrible ta dernière phrase ..."Je lève la main, et il ne la voit pas..."
Cruel, c'est trop cruel pour une petite de 10 ans... Je comprends ton ressentiment ensuite.

Moi, ce n'était pas une personne de ma famille, même si je devais la nommer Ma Soeur, mais une Bonne soeur qui m'a torturée en cm2. Mais elle disait que c'était pour mon bien ; même après tant d'années j'ai du mal à le croire.

Merci Anitta pour ce beau texte. Une fois de plus je reviendrai relire, à la fraîche.

12/7/06 4:51 PM  
Blogger luciole a écrit...

Un écho dans le titre à un des mes textes récent ou je parle aussi du mur, celui qui nous construit et celui aussi qui nous sépare de l'amour parental... J'ai écrit un jour à propos de mon père : " Il avait suffit d'un regard de lui sur moi pour qu'enfin je me vois" Ce regard n'est arrivé qu'une seule fois mais j'ai fait de ce regard un tuteur roseau pour m'aider à grandir...
Plaisir énorme à retrouver ton écriture, ta sensibilité ... bises ...

12/7/06 8:03 PM  
Anonymous Bra a écrit...

Tu nous as fait attendre, la récompense est belle. Très belle : bien écrite, touchante...

12/7/06 8:44 PM  
Blogger Ally a écrit...

Oh c'est tout triste :-(

Tu sais quoi ? j'ai pensé à toi y a quelques jours parce que j'ai croisé Sylvie Testud à Montpell, vite fait. ;o)

Des bisous.

12/7/06 9:34 PM  
Blogger Nounou, l'ours en peluche a écrit...

tes billets... j'ai envie de dire des choses et je reste bloquée comme une andouille.. alors je dis des bêtises et je me tais sur le reste...

12/7/06 9:50 PM  
Blogger Roger a écrit...

Je la vois cette main qui se lève. Je ferme les yeux et je t'entends conter ton histoire oui. Ton histoire touchante pour laquelle un joli silence vaut mieux qu'un long commentaire, tellement c'est...

(Sinon les notes qui commencent par : "Et pour finir, la dernière chose dont je voulais vous parler..." m'inquiétent toujours quelque peu...)

12/7/06 10:04 PM  
Anonymous elvi4 a écrit...

Trés touchant, ton texte, Annita. Etre la fille de son père, c'est la plupart du temps cavaler comme une cinglée sur une piste d'envol - avec les ailes scotchées dans le dos !

12/7/06 11:10 PM  
Blogger tirui a écrit...

la queue du mickey comme métaphore de l'inaccessible ça m'a fait bizarre, vu que tirouquin la décroche un tour sur deux ;-)
lire ton histoire touchante m'aurait presque rendu très triste, si je ne savais pas que la femme qui l'a écrit n'est plus tout à fait la petite fille de 10 ans au coeur blessé de tant de rigueurs et d'indifférence affectée, et qu'elle a muri tout cela en elle jusqu'à la sérénité. (enfin j'espère)

13/7/06 1:02 AM  
Blogger Gaëlle a écrit...

BRAVO Anitta. Je ne regrette pas d'avoir attendu. Ton texte est superbe. Il est à la fois tissé d'humour, de tendresse, de frustration rétrospective, de sagesse aussi. Tu devines bien ton père dans ses silences, j'en suis sûre, quand tu dis "De vous à moi, je crois que son incapacité à dire "Je t'aime" et à le montrer (à sa femme, ses filles, ses amis aussi peut-être) a pris le pas sur la peur qu'il avait de m'avantager de quelque façon que ce soit par rapport aux autres enfants." Il m'est arrivé une aventure qui a l'air de n'avoir rien à voir avec la tienne... mais si, en fait : j'étais amoureuse, profondément, d'un prof de français en première terminale. Le cliché pathétique de la chose ne m'échappant pas... je prenais tant de soin à le cacher, non seulement à l'intéressé mais aux gens alentour, que plusieurs fois les déléguées de ma classe sont venues me voir pour me dire "pourquoi le détestes-tu ? C'est un bon prof, il est très sympathique !" Je démentissais, mais restais distante et prompte à l'ironie. Quant à lui, il me donnait de très bonnes notes mais avec des appréciations d'une sobriété exemplaire, et ne relevait que mes erreurs... quand un autre me collait un 19, il me disait "tu as été surnotée", ce qui me faisait d'autant plus mal qu'au fond de moi je savais que c'était VRAI... et bien plus tard, j'appris par d'autres qu'il me donnait souvent en exemple quand je n'étais pas là. J'avais autant de mal à y croire qu'à l'existence des soucoupes volantes. J'aime à croire que le silence de ton père, sa façon de "t'ignorer", si dure qu'elle ait pu être pour toi, dissimulait du mieux qu'elle pouvait une infinie fierté et un amour sans bornes. Je pense que tu devines cela aussi, même si tu soumets cette intuition au doute. Je lis cette ambivalence, ces questions sans réponse entre tes lignes, et aussi cette colère légitime : pourquoi ne pas dire qu'on aime ? pourquoi cacher l'amour au fond d'un puits quand on pourrait, de temps en temps, le laisser transpirer, respirer ? Certaines personnes ont trop peur de devenir fragiles en avouant leurs sentiments les plus essentiels. Cela arrive. Mais les enfants n'ont pas besoin de médailles, mais d'être reconnus par ceux qu'ils aiment, reconnus et regardés. L'enfant qui cherchait tant à attirer le regard bienveillant de son père parle juste, c'est parfois déchirant mais tu as très bien fait de la laisser parler. Mais aujourd'hui vois-tu, on te lit, on te regarde et t'écoute à travers tes mots, tu nous émeus, et on est nombreux à t'inscrire au tableau d'honneur des écrivains qui savent capturer une émotion réelle et la décupler en nous l'offrant, à nous qui la faisons nôtre. Ton texte me fait penser aussi à Héléna Bonham Carter, très bonne actrice qui a eu un enfant avec le réalisateur Tim Burton. Il y a peu de temps, on lui demandait : "Comment était-ce, de tourner "Big Fish" avec votre homme derrière la caméra ?" Elle répondit : "Affreux. Il ne m'adressait jamais la parole, et pourtant j'étais enceinte de lui !" L'amour, parfois, est proportionnel à sa difficulté à se dire. Merci pour ce texte, Anitta.

13/7/06 12:08 PM  
Anonymous akynou a écrit...

Ma mère disait que c'était très dur, pour un enfant, d'être dans la classe de son père ou de sa mère, parce qu'il sevait d'exemple… elle disait cela d'un air grave. Ça avait l'air d'être vraiment terrible. Alors, c'est une situation que j'ai complètement cessé d'envier :-)
Elle disait aussi que les enfants d'instit ne réussissaient pas toujours dans les études parce que nul n'est profète dans son pays. Ça, je trouvais ça plutôt étrange. Mais tu m'as peut-être donné le clé :-)
très beau texte. Je comprends que tu ai tourné autour pendant longtemps. Il ne devait pas être si facile à écrire…

13/7/06 3:52 PM  
Anonymous jujuly a écrit...

Quand je pense que mon père travaillait dans une banque... Eh bien tu vois, je me demande si je ne paye pas plus d'agios que les autres pour les découverts.

(Sérieux, c'est très touchant. Bizbiz, Anitta)

13/7/06 5:06 PM  
Anonymous KA a écrit...

Chère Anitta ! Quelle joie de te lire après plus d'un mois d'absence ! Je vois que 19 commentaires précèdent le mien et je ne m'en étonne guère... Te lire reste une énorme source de plaisir. Il y a tant d'humanité, de profondeur et de vécu, tant de sensibilité dans chacun de tes mots. Les phrases s'enchainent malicieusement, et curieusement, continuent leur chemin après la fermeture de l' écran...comme une histoire qu'on aimerait poursuivre...
Que dire donc à part encore un merci pour ce si beau texte que tu nous offreS à lire. Je t'embrasse.

13/7/06 7:00 PM  
Anonymous alice a écrit...

Que c'est bon de te lire même si ça gratouille...Tu connais mon point de vue sur cette génération de pères qui se seraient fait hara kiri plutôt que de montrer l'ombre du début d'un quelconque sentiment pour leur progéniture. Ca pouvait aller très loin comme tu l'écris ici. Ou en te disant que j'étais la seule enfant de l'école à ne pas être vaccinée, sachant que c'était mon père était le médecin du patelin.

13/7/06 10:11 PM  
Anonymous nam-nam a écrit...

Enfin de quoi lire depuis tout ce temps !

Bisous Dame nitta

17/7/06 9:41 AM  
Anonymous Traou a écrit...

Moi aussi, comme Roger, je suis un peu inquiète de cette "dernière chose" que tu voulais nous dire... J'espère que cette si jolie chronique "effrayée" (j'adore l'expression) ne fait qu'en annoncer encore beaucoup d'autres...

17/7/06 4:09 PM  
Blogger Asterie a écrit...

Rien à dire c'est conforme à l'idée que je me faisais.
Je ressens chez toi beaucoup de respect et même d'admiration pour ce père dont le comportement, conséquence jusqu’à l’absurde de son intégrité et de ses principes t’etait si douloureux.

17/7/06 7:11 PM  
Anonymous samantdi a écrit...

Quel bonheur de retrouver Anitta, juste là, en rentrant dans l'appartement surchauffé, et de me retrouver par magie dans la salle de classe... fraîche, si fraîche classe, sous la férule paternelle, de cette fraîcheur qui donne un peu la chair de poule.

Comme tu me manquais ! Je ne m'en rends vraiment compte qu'en retrouvant ce plaisir de te lire, toi dont les mots ne ressemblent à ceux de personne !

17/7/06 8:30 PM  
Blogger Anna K a écrit...

C'est tendre et un peu douloureux mais tout en finesse. Très beau texte, vraiment touchant, un 10/10 que tu mérites là ;-)

17/7/06 10:35 PM  
Blogger Bang bang a écrit...

Il la voyait, ça tu ne le voyais pas. Il ne te l'aurait pas laissé voir...
pour rien au monde, et pourtant...

18/7/06 10:16 PM  
Anonymous Blog-trotter en vacances a écrit...

BB a raison. Il faisait semblant. De peur de...montrer combien il vous aimait. Qu'il n'avait d'yeux que pour vous. Et puis, c'est ça les nordistes aussi. Hein. On cultivait, à l'époque le non-dit, les betteraves et le socialisme à visage humain...
Nous les sudistes et ben si on avait été plus nombreux...; )
Bisoux doux.

19/7/06 5:48 AM  
Blogger leica lumix a écrit...

je n'ai jamais eu mes parents en classe,c'est surement mieux comme ça!
ma mère ,instite en maternelle ,vacataire.
mon père,P.E.G.C,prof d'E.M.T,genre 68tare,pas syndiqué mais presque,qui à quand même porté le badge "solidarnosk"!!!

19/7/06 12:32 PM  

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